Quand la maladie fait vendre

Je suis tombé, il y a quelques temps, sur un documentaire portant sur le phénomène du ruban rose associé à la lutte contre le cancer du sein. Ce ruban se veut un symbole de soutient et d’empathie pour les personne atteinte de cette maladie et plusieurs compagnies se sont faite porte-parole de cette cause en offrant des produits de couleur rose. Lorsque l’on achète ces produits, les entreprises remettent des dons servant à la recherche contre le cancer. Ce qui est plutôt étrange, c’est que très peu de cet argent est dépensé pour sensibiliser les femmes aux causes du cancer du sein. Malheureusement, ce n’est pas une coïncidence. Que feraient les femmes si elles savaient que leurs produits cosmétiques préférés sont confectionnés à partir de composantes qui sont directement reliées au cancer du sein? Ces même produits qui promettent de verser un don pour la cause si on prend la version limité (de couleur rose bien sûr) d’un rouge à lèvres.

Le summum de l’insulte c’est la compagnie de restauration rapide PFK qui sort un baril de poulet gras à souhait… rose! Comme si être en santé (bien s’alimenter, faire de l’exercice, etc.) n’est pas la base pour éviter de contracter des maladies graves comme le cancer.

Les vraies priorités sont ignorées puisqu’elles feraient perdre du profits. Des gens sont prêts, consciemment, à faire perdurer une situation qui détruit la vie de millions de personnes chaque année, tout ça pour continuer à faire de l’argent. Les consommateurs pensent bien faire. Le rose, ça ne peut pas être méchant. C’est féminin… si on achète plus de rose, on vaincra… Foutaise! J’emmerde le rose… faites de même.   

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Hier, j’ai vu Jésus… il était «cut»!

On oublie souvent, avec la commercialisation de toutes les fêtes, que Pâques est une célébration religieuse. Aujourd’hui, c’est plutôt l’occasion de se rassembler en famille autour d’un brunch décadent rempli de sirop d’érable et de petites saucisses cocktails, de bacon, d’oeufs, bref tout pour s’empiffrer un bon coup! Sans oublier… le chocolat!

Heureusement, les grands-mères existent toujours pour nous rappeller les traditions. La privation du carême, pas de viande le vendredi saint, l’eau de Pâques, etc. Même si je trouve que la religion chrétienne est un concept obsolète, je suis heureuse que certaines traditions soient encore présentes. Bien sûr, nous n’y voyons plus rien de chrétien: nous avons fait de ces évènements, des moments beaucoup plus séduisants.

Parlant séduction, ce weekend j’ai vu quelque chose qui m’a fait rire dans ma barbe (imaginaire). Bien sûr, on ne rit pas d’une image représentant jésus dégoulinant d’hémoglobine cloué sur la croix et surtout pas lorsque cette image se trouve chez votre grand-mère. Cette image pourtant était très différente de ce que l’on est habitué de voir. Ce jésus, n’avait pas de cheveux long, sa barbe était faite et… il était «cut»! Musclé à l’image des dieux grecs, renvoyant une certaine impression de puissance, de force physique. Ce qui n’est réellement pas le cas des représentations traditionnelles où il apparaît maigrichon, peu soigné et persécuté.

Les religions tentent, tout comme les produits, de revêtir une image séduisante afin de vendre. Est-ce possible? Pourtant, je n’ai pas rêvé. Cette image (apportée par les témoins de jéhova) veux changer la perception que l’on a de leur religion. Je doute que les gens se laissent prende par cette «version améliorée». Après tout, même si l’apparence cherche à être plus moderne, les enseignements, eux, ne changeront jamais, ne s’adapteront jamais à la société d’aujourd’hui.

Mais bon, ça fait rire les gens comme moi qui ont une brabe imaginaire. Qui ne vaut pas une «risette» ne vaut pas grand chose… alors faut croire qu’un jésus gonflé à bloc vaut quelque chose pour quelqu’un… j’imagine.

   

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Zombies Modernes

J’aimerais revenir sur le billet «Les Humains» de JungleJuliaX5 qui commente un de mes billets précédent, «Désirant ne pas avoir». Il y a certains aspects de mon texte sur lesquels JungleJuliaX5 n’est pas d’accord, notamment la déhumanisation des humains. Je respecte son opinion. Par contre, je me sens le besoin de préciser davantage mes propos.

Dans mon billet, j’ai relaté une ressemblance entre les humains et les produits de consommation. Effectivement, comme JungleJuliaX5 le fait remarquer dans son billet, l’humain est la cause directe de cette situation. Par contre, je ne peux me résigner à croire que la race humaine désire le sort qu’elle subit aujourd’hui. Ne nous voilons pas la face: dans une société comme la notre, l’humain n’est plus humain. Pour moi, la meilleure illustration du fait que l’humain devient un produit se trancrit par l’hypersexualisation de la femme. La femme est, plus que jamais, considérée comme un produit de consommation de par son utilisation abusive dans les publicités. Elle doit répondre à un standard de production précis afin de plaire et de faire vendre des produits. L’image de la femme parfaite est tellement importante et encrée dans la vision générale de la société que les femmes qui ne répondent pas parfaitement à cet idéal sont mise en marge de la société. Si les femmes ne sont pas des produits, elle sont assurément des objets qui «servent». Est-ce que cette condition est réellement plus reluisante que celle des femmes avant qu’elles n’aient le doit de vote?

Je suis par contre d’accord que la plupart des femmes se laissent prendre dans cet engrenage et désirent être mince, maquillée en tout temps, même au réveil, comme dans les films. La vérité, c’est que la pression exercée sur les femmes par les magazines, les clips vidéo, le cinéma, la publicité et l’industrie pornographique, est immense et le pire, c’est qu’elles le subissent de plus en plus jeune. Ce qui est le plus effrayant, c’est que ces jeunes filles n’ont pas les outils nécessaires afin de contrer ces références néfastes et elles ne peuvent faire autrement que de s’identifier à ce qu’elles voient dans leur quotidien.

Par ailleurs, en dehors de l’hypersexualisation, l’être huamain se promène avec un code barre étampé dans l’front à tous les jours de sa vie et ce, depuis sa naissance. Nous avons un numéro d’assurance sociale, un numéro d’assurance maladie, un numéro de permis de conduire, un code permanent, etc. Notre identité est remplacée par toute sorte de NIP. Nos faits et gestes sont au même titre qu’un «scan» de produit au supermarché.

Pour terminer, comme JungleJuliaX5 le fait remarquer, «l’humain sera toujours un personnage friand de satisfaire tous ses besoins au meilleur qu’il le peut». Au même titre qu’un zombie, lent et stupide, qui ne se pose aucune question sur ce qui le motive, l’être humain se fraie un chemin à travers la vie sans se demander ce qui pourrait le rendre meilleur et le guérir de son état végétatif.    

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Scolarité et Gouvernement

J’aimerais faire un retour sur le billet de François Thieulent traitant des frais de scolarité. J’ai trouvé particulièrement intéressant le rapprochement entre la gratuité de l’éducation versus la motivation ainsi que la qualité décroissante des formations. En fait, je crois que le réel problème n’est pas la gratuité mais plutôt la façon dont les gouvernements gèrent cette question.

Nous ne parlons pas seulement ici de l’éducation mais également du marché du travail. L’exemple de la France a été rapportée. J’aimerais cependant évoquer un autre exemple d’un pays où la gratuité scolaire est en fonction et où cela donne de très bon résultats: Cuba. Pour ceux qui ne sont pas très familier avec la politique cubaine, il faut aller au delà de ce que l’on a entendu sur la condition du pays. Il n’est malheureusement pas rare que le mot dictature soit associé à Cuba. Certains diront que c’est justifiable, certe, mais je suis d’avis que la révolution de 1959 menée par Fidel Castro et Ernesto Guevara de la Serna a grandement amélioré le sort des cubains. Le régime, dit socialiste, instauré à ce moment est radical et l’est encore aujourd’hui. Par contre, s’il nous est naturel de trouver des défauts, nous devrions nous pencher davantage sur les qualités et sur ce qui fonctionne au sein d’une politique.

La gratuité de l’éducation à Cuba représente une facette sociale et économique absoluement nécessaire pour le pays. Non seulement c’est une façon efficace pour générer de la main d’oeuvre mais cela donne aussi une chance égale à chaque Cubain d’avoir une profession. Dans ce pays, si on ne travaille pas, l’État ne nous donne pas d’argent. Il est donc doublement important de se scolarisé afin de bénéficier d’un salaire.

Par ailleurs, la qualité des formations dispensées dans les universités cubaines est d’un très haut niveau. La médecine représente un point fort pour le pays et les écoles produisent des spécialistes ainsi que des innovations qui se démarquent sur la scène internationnale. Également, comme le tourisme représente une énorme partie du PIB cubain, ceux qui choisissent cette voie sont soumis à de nombreux critères de réussite tels la maîtrise parfaite de plusieurs langues. Bref, la motivation et la réussite scolaire est essentielle pour survivre dans ce pays.

Le fait que le gouvernement cubain soit aussi strict sur l’éducation et le travail représente pour moi une façon de faire qui fait ses preuves et qui pourrait être bénéfique pour un gouvernement comme celui que l’on a au Québec. Je ne dis pas que le communisme cubain est parfait et qu’il ne prive pas son peuple de certaines choses. Par contre, le Québec devrait, selon moi, subir une réforme en ce qui a trait aux prestations de bien-être social. Je trouve que c’est une vraie connerie d’encourager ceux qui ne veulent pas travailler en les gavant d’argent et de soins dentaires gratuits. Qui écoppe au bout de la ligne? Ceux qui se donnent la peine de travailler pour avoir accès à un revenu (trop souvent médiocre). Nous payons pour une société paresseuse et une politique paresseuse. Changeons la façon de gérer le marché du travail et peut-être qu’à ce moment nous pourrons envisager une gratuité scolaire que les étudiants apprécieront.       

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L’Art, Support de communication et… de blocages

Peut-on considérer l’art comme support à la communication de masse? J’ai nouvellement eu la chance d’obtenir un emploi dans une salle d’exposition. Il me semble que certains artistes aient à coeur de véhiculer un message dans leurs créations. C’est le cas de Pierre Leblanc qui présente, depuis janvier, l’exposition Signes et repères à la salle d’exposition de la maison de la culture d’Amos. Il a réussi, avec du plâtre et de l’acier, à faire passer un message portant sur la précarité de l’Église et surtout des églises au Québec. En effect, M. Leblanc a constaté à quel point nous sommes en train de balayer du revers de la main notre patrimoine québécois en laissant aller nos églises. Elles sont mises en vente, deviennnent un peu n’importe quoi, sont dénaturées en servant office de restaurant, magasins de chaussures, etc. Au départ, je croyais qu’il me serait difficile de commenter cette expo aux visiteurs puisque je ne suis ni pratiquante, ni croyante. Par la suite cependant, j’ai appris que Pierre Leblanc lui même n’était pas croyant, Ça m’a profondément marqué que, malgré tout, il ait investi sont énergie et son temps pour véhiculer un message de ce genre et j’ai constaté qu’il avait fait preuve d’une grande ouverture d’esprit pour son projet. La semaine dernière, un curé est venu visité l’exposition. Je me suis attardé à lui expliquer la vision de l’artiste en croyant que cela le toucherait grandement, qu’il serait rejoint par la démarche de M. Leblanc. À la fin de sa visite, je lui ai demandé comment il avait aimé l’exposition et lui de me répondre: il (l’artiste) aurait pu représenter l’Abitibi plus que ça! Je suis restée estomaquée de cette réponse… La personne qui aurait dû être le plus touché par la condition représentée dans l’exposition n’a même pas chercher à voir ni à comprendre ce message… Comment ne peut-on pas croire aujourd’hui que la religion est une chose qui manque royalement d’ouverture d’esprit? 

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«Désirant» de ne pas avoir

La société dans laquelle nous évoluons a un impact majeur sur ce que nous sommes à titre d’individu et vice versa. Notre société nord-américaine en est une de consommation et de «bien parraître». Nous cherchons réconfort et statut dans nos biens de consommation. Nous tentons d’atteindre un standard qui, nous en sommes persuadés, a le pouvoir de nous rendre plus heureux. Nous assistons à une standardisation de la pensée de la masse. La majorité des gens ont des objectifs de vie communs: l’argent, la réussite professionnelle et personnelle, la santé, le bonheur. Le hic, c’est que nous considérons que tout cela nous est dû. Nous devenons imbus, égoïstes et insensibles aux autres… surtout à leurs malheurs. Nous ne voulons pas voir plus loin que cette bulle d’ignorance qui nous évite d’éprouver de la culpabilité face à notre train de vie pathétique. Parce que oui nous sommes pathétiques. Comment peut-on laisser la socité nous éloigner des valeurs humaines? Comment peut-on refuser de croire que la majorité de ce qui constitu nos vies est superficiel? Et si l’on désidait de ne pas avoir… si on décidait de se libérer de l’exclavagisme de la consommation… Sommes nous réellement plus heureux dans la superficialité? Je crois au contraire que ça nous empoisonne. Nous tendons à devenir nous même comme des produits, à perdre peu à peu notre humanité. Vouloir tout avoir peut rendre malheureux, alors pourquoi vouloir ne pas avoir?

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«Inspiré» de faits vécus

J’ai regardé récemment le film fraçais «Les Intouchables». À la fin de ce film, il y avait la mention «inspiré de faits vécus». C’est de cette phrase dont j’aimerais traiter dans cet article. Plusieurs films mettent en scènes des histoires qui se sont produites «pour vrai». J’aimerais faire un rapprochement éloigné avec le documenteur «Opération Lune» que nous avons visionné au tout premier cours. Malgré que les faits énoncés s’avèrent faux, les paroles qui constituent les témoignages sont vraies dans le contexte où elles ont étés prononcées. Dans cette optique, lorsqu’un film dit s’inspirer de faits vécus, quelle est la part du vécu et quelle est celle de la fiction, de l’inspiration? Nul doute que la mention «Inspiré d’une histoire vraie» attire grandemant l’attention des spectateurs. Jusqu’où la promotion et la production du film vont dans la dramatisation et l’excès afin de pondre un produit plus intéressant aux yeux des masses? Par exemple, dans le film «Les Intouchables» nous avons un personnage qui vient d’un milieu défavorisé, qui a vécu et vit toujours des temps plutôt difficiles. Nous savons tous que cela se peut, que des gens vivent ainsi. Par contre, était-ce vraiment le cas pour cette personne dont le personnage du film s’inspire? Était-il aussi défavorisé ou s’est-on servi d’une situation humanitaire vraiment «touchante» aux yeux des spectateurs afin de mousser l’histoire? Parce qu’avouons-le, des protagonistes n’ayant rien de particulier, banaux, dont l’histoire ne touche personne, ne sont pas très vendeur au box office. Les gens veulent du miracle, du beau, du sensationnel. Après tout, ce qu’on veut c’est pouvoir mettre du sensationnel dans nos propres existances et quoi de mieux pour cela que dire: «C’est vrai, JE l’ai vu, c’est une histoire vraie». Comment peut-on savoir?

Un nouveau titre de film pour vous: Le nouveau fléau mondial: la naîveté pure et simple.   

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Question d’Aura

Le dernier cours m’a fait longuement réfléchir sur la notion de l’aura attribuable, selon Benjamin, aux oeuvres avant l’époque de leur reproductibilité. Nous avons, ensemble, transposé cette notion à des temps plus modernes pour tenter de savoir si elle était encore plausible aujourd’hui. La réponse est oui. Plusieurs exemples on été démontrés en cours face à cette question. Par contre, je ne cesse de me demander pourquoi l’aura est si difficile à trouver aujourd’hui? Pourquoi rien (ou presque) n’est en mesure de recréer ce «feeling» dans notre société actuelle? Des milliers d’aspects me viennent en tête, mais je parlerai surtout du fait qu’aujourd’hui, tout naît trop vite et tout meurt trop vite. Nous consommons tout à une vitesse faramineuse: la technologie, le contenu web, le vedettaria, etc. Nous regardons le palmarès de la popularité, de ce qui vient de sortir sur le marché et l’on se rend compte que ça nous prend toujours le top et cela au détriement de ce que l’on a déjà. Aujourd’hui, qu’est -ce qui a le temps de devenir un classique (un bon vieux classique), de revêtir une aura? Rien! Car rien n’a le temps de s’installer, ni de vieillir. Tout est remplaçable si facilement, que la question se pose: Que possède-t-on d’unique?

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Mes débuts

Alors voilà, un autre pas vient d’être franchis dans cet univers ma fois si peu tangible que représente le net. Je ne peux malheureusement pas affirmer que les médias de masse sont ma tasse de thé. Je suis plutôt de type old school: plus peinture que photographie, plus théâtre que cinéma et plus littérature que littéracie probablement. J’ai tendance à croire que tout aujourd’hui manque un peu de finesse, que l’art n’est plus ce qu’il était. J’ai tout de même cette impression que je devrais, que j’aurais intérêt d’être plus à la page. Comment faire la juste part entre l’ancien et le moderne? J’espère sincèrement que mon cheminement en création numérique me fournira les outils afin d’atteindre cet équilibre. Se découvrir des passions, c’est ce qui nous permet d’avancer et d’évoluer, d’atteidre son meilleur. C’est ce que je veux. 

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